Le saviez-vous ? A Londres, des clubs exclusifs existent pour permettre de remplir les théâtres un peu trop vides au goûts des salles et des acteurs. Et offrent des billets gratuits à leurs membres, qui ne doivent payer que les taxes.

Cette technique de remplissage, appelé « papering » de l’autre côté de la Manche, existe depuis bien longtemps en réalité, même si elle est très peu connue du grand public. Des opérateurs se sont spécialisés sur ce marché, et garantissent la discrétion des théâtres qui utilisent cette pratique. Etre membre d’un « paper ticket » club relève quasiment du Fight Club : la première règle est qu’il est interdit d’en parler.

En effet, le « papering » est utilisé par des théâtres qui ne disposent pas de budget marketing important comme ceux de West End, ou qui veulent faire venir du monde à des pièces peu connues ou qui n’ont pas reçu une bonne critique de la part des médias. Une technique de marketing qui s’avère plutôt efficace, puisqu’en favorisant le bouche-à-oreille et en donnant une image de salle remplie, la vente des billets reste stable.

Par ailleurs, les opérateurs qui s’occupent de distribuer ces places gratuites, proposent également des services plus importants : ils rassemblent des données sur les publics, utilisent les techniques de tarification dynamique pour trouver le meilleur tarif des billets avec le théâtre (et éviter d’avoir recours au « papering »), et enjoignent les spectateurs à laisser leur avis sur la pièce…

Quel est votre avis sur cette pratique ? Le « papering » existe également sous d’autres formes en France mais ne prend pas encore en charge les taxes des billets, pensez-vous cela possible ?

Source : The Guardian