Le 15 octobre, des éditeurs de solutions de billetterie ont été conviés pour une réunion au sujet du système de transmission des données SIBIL, au ministère de la Culture

Etaient présents : Ressources, Rodrigue, Sirius, DOT Technologie, Tal’Ticket, Oscar Productions, France Billet, Mapado, EntréeDirecte, Digitick et MyOpenTickets.

Cette réunion fait suite à l’appel des éditeurs de billetterie pour mobiliser tous les acteurs de la filière du spectacle vivant à se mobiliser pour la mise en place d’une concertation avec le ministère de la Culture sur le dispositif SIBIL.

Lors de cette rencontre, Pascal Perrault, Directeur général de la création artistique par interim a tenu à rappeler les tenants et aboutissants du dispositif, et ses équipes ont présenté le fonctionnement de SIBIL. Ils ont également présenté le bilan de la première vague : au 10 octobre, les structures labellisées ont effectué une première déclaration. Sur 360 structures, moins de la moitié des déclarations ont été finalisées, 55% d’entre elles étant remplies partiellement. « Il y a eu des difficultés, mais ce premier bilan est positif ». Le ministère a également rappelé que les sanctions administratives prévues par le décret d’application ne seraient pas appliquées dans l’immédiat.

Les éditeurs ont également fait part de leurs craintes et de leurs inquiétudes quant au dispositif SIBIL. Les éditeurs sont déjà en possession des données demandées par le ministère de la Culture, et regrettent que ce soit à leur charge et à celles des producteurs de trier, référencer et nommer ces données, alors qu’ils pourraient les transmettre dans leur état « brut » directement au service concerné.

Par ailleurs, la nomenclature des lieux, domaines et noms d’événements a été décidée avec des représentants de structures et des institutions. Cependant, ce référentiel n’est pas exhaustif, et les éditeurs craignent que le système ne soit pas fiable, ni utilisable après les premières déclarations. Le niveau de détail demandé par le dispositif est très intéressant, mais trop important dans des délais aussi courts. La question du numéro unique pour chaque spectacle, comme cela existe pour les films, à une nouvelle fois été soulevée.

Les éditeurs ont soulevé la question de l’accompagnement de leurs clients : les organisateurs s’en réfèrent aux éditeurs pour avoir des informations sur la mise en place du dispositif SIBIL, et non auprès du ministère. Ce dernier a rappelé qu’un support en ligne est disponible pour répondre aux questions des producteurs, ainsi que des supports pédagogiques et des tutoriels sur le site Internet du ministère (https://sibil.culture.gouv.fr).

Enfin, les éditeurs s’inquiètent du temps et des coûts demandés par la mise en place de l’interface avec SIBIL : cela représenterait environ 2 mois de projet global entre l’analyse et le développement.  

Le ministère a donc entendu et noté toutes les inquiétudes des éditeurs et a rappelé que ce dispositif était en préparation depuis deux ans. Le ministère a regretté que les réunions préparatoires avec les éditeurs ne se soient pas tenues comme prévues, mais a fait part de son envie d’avancer conjointement avec les éditeurs.

Cette réunion a surtout permis aux éditeurs de faire remonter leurs incompréhensions, leurs griefs et leurs inquiétudes sur la mise en place définitive du dispositif auprès de tous les producteurs possédant une licence de spectacle. Pour faciliter la mise en œuvre de SIBIL, le ministère a décidé de constituer un groupe de travail avec les éditeurs volontaires, voire avec leurs clients, pour faire un premier audit sur le dispositif technique de SIBIL, identifier les premiers problèmes, et si besoin est, réaliser des développements sur le dispositif SIBIL actuel.