Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a annoncé ce lundi 30 mars de nouvelles lois pour l’été afin « d’accélérer la reprise qui est en cours » en apportant des mesures de simplification pour les PME et le numérique, tout en relançant les investissements privés.

« Il faut lancer des réformes d’ici l’été qui permettent de continuer à la fois le déverrouillage de l’économie française et d’accélérer la reprise qui est en cours », a déclaré le ministre à la presse, après avoir lancé la Semaine de l’industrie, à Beaune (Côte-d’Or).

Cette loi Macron II a pour but d’apporter des « simplifications juridiques et réglementaires » pour les PME et les TPE. Elle doit aider les secteurs traditionnels « à tirer profit du numérique qui est un levier d’innovation et de montée en gamme », a-t-il précisé dans le TGV à son retour de Londres, après avoir été reçu par Sajid Javid, le Secrétaire d’Etat Britannique à la Culture, aux Médias et au Sport.

Vous vous souviendrez peut-être que Sajid Javid avait fait polémique l’an dernier avec ses propos sur la revente de billets en considérant que « les revendeurs de billets agissent comme des entrepreneurs classiques, parce qu’ils comblent un écart au marché qu’ils ont identifié. Ils fournissent un service qui peut aider ceux qui n’ont pas obtenu de billets par la vente générale ».

Il semblerait qu’Emmanuel Macron ait été séduit par cet avis, car il a depuis fait savoir à la presse Britannique qu’il comptait bien faire évoluer la loi à temps pour la saison des festivals d’été. Selon le Ministre de l’Economie, il y aurait 20% à 30% du marché noir en France, soit près de 131M€ de revenus, un manque à gagner pour notre pays qui n’en profite pas.

Avec ce changement, c’est l’ensemble de la législation de 2012 qui se risque d’être chamboulée. En effet, il est aujourd’hui obligatoire pour le producteur de spectacles de donner son accord préalable à toute revente de ses billets sur le second marché. L’introduction de cette nouvelle mesure permettrait à toute personne physique ou morale d’outrepasser les ayants droits et commercialiser l’événement au prix de leur choix.

Les gros acteurs du marché international auraient tout à gagner avec cette modification, qui va pourtant à l’encontre d’autres dispositions législatives visant à sécuriser le second marché que l’on a pu constater dans de nombreux pays européens ces derniers temps.

Véritable aubaine pour notre pays ou énième recul de la part du gouvernement face aux poids lourds internationaux ? Le SPS (Syndicat des Producteurs de Spectacles) se mobilise déjà contre ce projet et appelle à manifester ce samedi 4 avril à 14h devant le Ministère de l’Economie et des Finances. Une pétition suivra très prochainement : nous vous tiendrons au courant dès qu’elle sera en ligne.

Vous avez été nombreux à mordre à l’hameçon et nous vous en remercions ! 
 
Non, le ministre de l’économie n’envisage pas d’autoriser la revente de billets avec plus-value. 
 
Notre préparation minutieuse de nos articles pour le 1er avril à été récompensée : vos partages, débats, contributions et réflexions prouvent une fois de plus à quel point notre secteur est riche et porteur d’innovations. 
 
Il se passe beaucoup de choses dans la billetterie en France, à tel point que nous organisons une journée entièrement dédiée au sujet dans le cadre du festival Futur en Seine 2015 le 19/06 prochain (Plus d’informations prochainement)

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