En Italie, des employés de Live Nation font partie des 5 promoteurs accusés d’avoir noué un accord avec Viagogo pour « enlever les billets du marché » et les revendre plus cher, à profit.

Ils sont accusés de « fraude contre l’état » pour ne pas avoir payer les taxes et les royalties sur les représentations en bonne et due forme, et d’avoir vendu des billets à des prix très élevés, et d’avoir fait circuler « de fausses informations, ayant pour cause une altération du marché. » Une première audience s’est tenue le 13 novembre à Milan. Le dossier judiciaire devrait arriver à une conclusion en janvier prochain.

Cette affaire fait écho au scandale de novembre 2016, où le directeur de Live Nation Italy avait révélé à la télévision distribuer des billets sur Viagogo.

La firme n’a pas émis de commentaires sur cette affaire, mais a tenu à s’exprimer sur le climat ambiant en Australie.

Alors que le gouvernement fédéral s’apprête à signer une loi qui réglemente le marché de la billetterie secondaire, des groupements se sont formés pour protester contre la revente de billets, à l’image de la FanFair Alliance Britannique.

Viagogo a souhaité s’exprimer et a déclaré « ne pas fixer les prix des billets : les vendeurs les fixent eux-mêmes, en dessous ou au-dessus de la valeur faciale des billets. Les billets vendus sur la plateforme sont de véritables billets, achetés par le client initial en toute bonne foi. » La firme rappelle qu’en cas de problème, les billets sont toujours remplacés, et dans la pire des situations, sont remboursés. Enfin, le fait que des fans, avec des billets achetés sur Viagogo, soient refusés d’entrer dans des concerts « est très injuste » pour la firme, et même « inapplicable et illégal. »

Entre l’affaire italienne, et la déclaration de Viagogo pour l’Australie, on ne sait plus où donner de la tête. Qui a tort, qui a raison ? Et surtout : comment faire pour légitimer le marché secondaire et lui redonner ses lettres de noblesse ?