Sujet sous-estimé, jugé peu sexy, voire tabou… Le secteur est pourtant en pleine révolution, à l’image du 1er “Forum national de la billetterie » organisé mi-septembre à Paris, même si la mutation française reste lente. Rencontre avec son créateur, Eddie Aubin, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

Le forum a-t-il confirmé vos intuitions sur les acteurs de la billetterie ?

“Billetterie” est un mot réducteur par rapport à l’étendue de la palette du domaine… Mais effectivement, ce forum (que nous n’avons pas voulu “salon”) fut l’occasion d’attester d’un manque de formations ou de légitimité de certains acteurs (l’activité de production n’étant pas la même que celle du marketing). Or, la dématérialisation permet enfin une démocratisation des supports (baisse de coûts, mutualisation…) et un levier de rémunération non négligeable.

Pourquoi est-ce un sujet tabou en France ?

Nous avons une tradition intellectuelle qui refuse de lier culture et argent… D’où notre habitude de la culture pour tous et subventionnée. Or, vu que nous sommes moins dans une lutte des classes, les rapports changent : il est de plus en plus sexy d‘être entrepreneur ! Mais ce “retard” est avant tout plus générationnel que culturel : en France, les acteurs sont plus âgés. Il est normal que la mutation soit plus lente… Lire la suite >

Source : Longueur d’Ondes