Le Premier Ministre, Edouard Philippe, a annoncé l’hypothèse d’une cession du Stade de France dans un courrier adressé à la Cour des Comptes. En effet, en 2025, la concession au consortium de Bouygues et Vinci prendra fin, et l’Etat pourrait alors vendre le stade, « seul stade propriété de l’Etat en Europe ».

Ainsi l’Etat doit décider au plus tard en 2019 de l’avenir du Stade de France après 2025.

En effet, selon la Cour des Comptes, « la question de l’exploitation courante du Stade France a été traitée comme une question secondaire, ce qui s’est révélé coûteux pour l’Etat ». Entre 1998 et 2013, l’Etat a du compenser une perte d’exploitation du Stade de France de 119,5 millions d’euros. Depuis 2013, le Stade a atteint une rentabilité « quatre fois supérieure à la prévision financière d’origine ».

Malgré tout, le Stade continue de coûter cher à la France. Ce lieu va accueillir la prochaine Coupe du Monde de rugby et les JO 2024, et l’Etat et la région Île-de-France vont financer des travaux de mise aux normes « dans la limite d’une enveloppe de 50 millions d’euros », selon Edouard Philippe. Moins que les 70 millions annoncés par l’Etat au Comité Olympique en 2016 et moins que les 450 millions d’euros demandé par le consortium.

La Cour des Comptes suggère alors un « désengagement des finances publiques, notamment la cession de l’ouvrage au profit d’une structure capitalistique associant les fédérations françaises de rugby et de football ». Il semblerait que l’Etat commence d’ores et déjà à se désengager de se projets, alors que le premier ministre écarte la programmation de « travaux de grande envergure » avant 2025, malgré les deux événements internationaux qui vont se dérouler dans l’enceinte du Stade de France. Reste alors à trouver un acheteur prêt à débourser plusieurs millions d’euros pour ce lieu mythique…

Source : Le Monde