Arival, une société dédiée aux insights sur l’écosystème du voyage et du tourisme crée en 2017, vient de publier un guide sur la billetterie pour les sites d’attractions.

L’étude s’intéresse aux sites historiques et culturels comme les musées, qui attire près de 60% des voyageurs à travers le monde, devant les attractions connues, les attractions naturelles, les zoo ou musées, ou les parc d’attractions. Ces lieux de visites se placent loin devant le spectacle vivant, qui attire tout de même près de 40% des touristes. En effet, ces attractions font partie des choses à faire selon les guides et les sites comme TripAdvisor.

Arival s’est ensuite penché sur l’usage des systèmes de billetterie par ces attractions. Aux Etats-Unis, quatre fournisseurs de logiciel se distinguent : Accesso, Galasys, Gateway et Vivaticket.

Par ailleurs, ces systèmes sont majoritairement installés en local : les attractions utilisent rarement des systèmes en SaaS, et ces systèmes sont largement personnalisés pour correspondre aux besoins spécifiques de chacun des acteurs. Cette personnalisation provoque parfois des frictions, en empêchant ainsi la connexion à d’autres systèmes de CRM, de marketing automation ou autres.

Les systèmes de billetterie pour ces lieux de visite doivent également comprendre des fonctionnalités spécifiques comme la gestion de gros volumes de visiteurs, la gestion de différents inventaires (entrées horodatées, billet classique, abonnement à la saison) et ainsi que différents types de packages (fast pass), la gestion des repas, des hôtels ou de distribution, et des mécènes et donateurs des organisateurs.

Ce type de lieux commercialise ses billets via différents distributeurs, comme des agences de voyage en ligne, des agrégateurs de billets, des tours opérateurs, des concierges d’hôtel, etc. La distribution représente 20 à 40% du total des ventes de attractions, et présente de nouveaux enjeux de connectivité, d’intégration et de standardisation, pour tous ces partenaires de ventes.

Enfin, Arival pointe du doigt la résistance aux changements de ces attractions : « pour beaucoup d’entre elles, la technologie n’est pas vu comme un atout stratégique majeur, mais plutôt comme un service nécessaire qu’il faut administrer. »

Arival prédit quelques changements pour le futur de ces organisations : les attractions vont embrasser un changement interne de paradigme et placer la technologie au cœur de leur service, l’adoption de solutions numériques va se faire pour améliorer l’expérience des clients et pas forcément pour augmenter la vente de billets, et les startups vont investir dans cet écosystème. `

Quel est votre avis sur cet état des lieux des structures de visites et attractions, principalement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ? Des similitudes avec l’écosystème français ?

Vous pouvez télécharger l’intégralité du guide « Ticketing Tech – The stae of – and outlook for- attractions technology and distribution » ici.