En Italie, les plateformes de billetterie doivent désormais prouver qu’elles sont résistantes aux bots.

Afin d’éviter la fraude et de prévenir contre la revente spéculative, et en vertu du Décret du 12 mars 2018 sur l’adoption du cahier des charges et de la mise en œuvre des règles techniques de la billetterie secondaire, les plateformes doivent demander une « reconnaissance de conformité » et prouver qu’elles sont résistantes à l’achat de billets en masse par des bots.

Les sites doivent donc mettre en place des systèmes afin de distinguer les véritables acheteurs des bots, afin de ne pas propager la revente des billets sur les plateformes de billetterie secondaires.

Cette législation italienne pénalise ainsi les plateformes de billetterie primaires, qui, si elles ne sont pas conformes à la loi, devront payer une amende comprise entre 4000 et 180 000 euros, et même être fermés. Les revendeurs particuliers ne seront pas poursuivis en cas de revente sur une plateforme de billetterie secondaire.

« Nous saluons cette première réglementation qui met un frein à la billetterie secondaire. » a déclaré Gaetano Blandini, directeur général de la SIAE. « Nous allons continuer notre lutte contre ce phénomène afin de protéger les auteurs, les artistes et leur public, mais aussi tous les organisateurs qui opèrent avec transparence dans le secteur du divertissement, une industrie stratégique pour la culture et l’économie de notre pays. »

Une législation qui permet de faire un premier pas en avant, certes, mais qui pénalise les billetteries primaires et non les billetteries secondaires : votre avis sur cette décision ?

Source : The Ticketing Business