Les chinois consomment de plus en plus de concerts et festivals. La France exporte bien sa scène électro mais aussi ses artistes de jazz et ses musiciens classiques.

Le Bureau Export, qui promeut la filière musicale française à l’étranger, avance ses pions prudemment en Chine. « Notre action se construit pas à pas car les droits d’auteur remontent de manière erratique et le streaming est préempté par Tencent , maison mère chinoise des plateformes Kugou et Kuwo qui comptent des centaines de millions d’utilisateurs. Pour autant, dans le spectacle vivant, tant en classique que dans les musiques actuelles ou le jazz, des brèches sont possibles » observe son directeur Marc Thonon.

 « Nous apportons plutôt une aide financière ou à la mise en relation, pour des tournées d’artistes » confirme Benjamin Demelemester, chargé de projet. Cela a été le cas de Colours in the street (pop), Evil Needle (electro), Juan Carmona (flamenco), Imarhan (blues-rock world), High Tone (electro). Cette année, la scène française électro a attiré l’attention de « Mao Live » qui a chargé Saycet, Almeeva, et Kid Francescoli, d’animer les dancefloors chinois. « La France est reconnue comme l’une des références mondiales de l’électro. Nous cherchons d’ailleurs à monter un festival électro en plein air, et nous souhaitons également promouvoir la musique chinoise en Europe » note Dalong Li, directeur de Mao Live qui dispose d’un réseau d’une dizaine de salles, de 500 à 1.000 places. Lire la suite >

Source : Les Echos