Lors du Mama Invent 2015, MyOpenTickets a organisé deux focus sur les thèmes du Big Data au service de la billetterie et du cashless dans les festivals. Comptes-rendus.

« La billetterie à l’ère du Big Data »

Eddie Aubin, président de MyOpenTickets, a invité Marc Gonnet, directeur général et cofondateur de Delight, Franck Versaveau, directeur général de Ticketac.com, Sébastien Venturini, directeur e-commerce & marketing de France Billet, Xavier Dupont, directeur de Digitick.com et Christian Binelli, directeur des opérations de Secutix pour échanger sur le sujet du Big Data et son application dans le domaine de la billetterie en France.

Les distributeurs et progiciels utilisent aujourd’hui toutes les données personnelles des acheteurs auxquelles ils ont accès, ainsi que les données exogènes (météo, dates des vacances scolaires, etc.) pour enrichir leur connaissance des clients, et produire les meilleures recommandations possibles. « Aujourd’hui, continuer à s’adresser à ses clients de manière massive et non différenciée est perçu comme un manque d’intérêt de la part de la marque envers ses clients. », explique Fabien Versaveau, approuvé par tous. L’enjeu principal du big data, c’est la personnalisation de l’expérience utilisateur et son accompagnement pendant tout le parcours d’achat : la data permet de recentrer le client au cœur des interactions possibles avec la marque.

Du point de vue des producteurs, la collecte et l’exploitation des données permettent trois choses : l’acquisition de nouveaux clients grâce à des éléments de mesures, la fidélisation des spectateurs, et une meilleure connaissance de son marché. « L’objectif d’un producteur est simple : remplir une salle au meilleur prix. » explique Sébastien Venturini. Les distributeurs et les fournisseurs de logiciel peuvent alors les accompagner en mettant en place de nouveaux outils de compréhension et de gestion des publics pour arriver à cet objectif principal.

En termes de solutions d’avenir pour les producteurs, la société Delight propose de mutualiser les données disponibles sur les clients grâce aux différentes sources de collecte de données (réseaux sociaux, plateformes de streaming), afin d’apporter une intelligence différente et complémentaire aux données traditionnelles auxquelles l’organisateur a déjà accès. De son côté, Secutix et sa solution SoPublic destinée au producteur, permet de donner clé en mains des outils aux producteurs pour manier ces données, et les exploiter de meilleure façon possible.

Tous les acteurs présents sont unanimes, qu’ils soient distributeurs de billets ou fournisseurs de solutions logicielles : l’avenir de la billetterie se fera sur un travail de prédiction, via mobile et dans un modèle d’interactions constantes avec le client final.

« Les festivals à l’assaut du cashless »

Emily Gonneau, directrice générale de MyOpenTickets a réuni autour d’un focus des acteurs de solutions cashless pour échanger autour de l’utilisation de cette solution dans les festivals : Martin Rigot-Muller, président de Yuflow, Jean-Pierre Blanc, directeur général d’AGP Système, Jean-Rémi Kouchakji, directeur général de PayinTech et Frédéric Leclef, COO de Fivory

Le cashless ou les systèmes de paiement sans espèces permet de résoudre la frustration des festivaliers et des spectateurs liée aux files d’attentes aux bars. « Quand il faut 30 secondes pour régler une consommation en espèces ou carte bleue, il faut 1 seconde avec un système cashless », explique Jean-Rémi Kouchakji.

Les systèmes de cashless permettent une fluidité sur les lieux de consommation, grâce à un système très simple d’utilisation, tout en garantissant la sécurité des transactions : un gain notable de chiffre d’affaires pour les organisateurs et une expérience supplémentaire pour le festivalier.

Le cashless a cependant pu créer des frustrations supplémentaires : le festivalier doit faire une première fois la queue pour créditer son support ou retirer des jetons, avant de faire la queue pour acheter ses consommations. Plusieurs solutions sont alors envisagées comme le pré-chargement en ligne de son support cashless pour MyBee et AGP, la liaison directe entre le support cashless et la carte bancaire du festivalier pour Yuflow, ou une application mobile liée à la carte bancaire du festivalier pour Fivory.

La question du déploiement technologique se pose également, avec l’utilisation ou non d’un réseau Internet. Certains acteurs proposent des technologies qui fonctionnent hors réseau (MyBee, AGP, Yuflow), tandis que d’autres peuvent nécessiter le déploiement d’un réseau (Fivory). Cependant, toutes les solutions proposées permettent aux organisateurs d’organiser leur stock en temps réel grâce aux données collectées, et de comprendre quel festivalier achète quoi à quel moment.

Enfin, tous les acteurs de cette table ronde insistent sur le service qu’ils peuvent offrir aux organisateurs de festivals. « Nous avons un pied dans le logiciel et un pied dans le serviciel. » explique Jean-Rémi Kouchakji, approuvé par les acteurs présents. L’accompagnement de l’organisateur est évident et aussi important que le bon fonctionnement des technologies que ces sociétés fournissent.

Dans ce marché tout neuf et très concurrentiel, les différents acteurs présents lors de ce focus ont chacun leur tour vanté les mérites de leur solution par rapport aux autres. Cette bataille entre fournisseurs de solutions n’a cependant pas rassuré certaines personnes du public : si la communication sur supports est un enjeu que les acteurs ont tous intégré dans leur stratégie, les prises de paroles publiques doivent être également être prises en compte…  

Vous pouvez retrouvez l’intégralité de ces tables rondes en format audio :

Focus Big Data :

Focus Cashless : 

Crédits audio : MyOpenTickets, Crédis logos : MaMA Invent, IRMA, MyOpenTickets