Selon le syndicat des producteurs (PRODISS), le marché noir représente près de 15% de la vente des billets de spectacles.

Les billets de concert se revendent de plus en plus sur le Net. L’équipe de France 2 a enquêté sur cette technique généralisée.

Que ce soit les vendeurs à la sauvette devant les salles de concerts, ou les particuliers et revendeurs professionnels sur les sites de revente, le marché noir des billets ne cesse de s’étendre.

Lors d’un concert de London Grammar, le groupe du moment, certains spectateurs ont directement acheté leurs places sur les sites de revente, où une quantité importante de billets étaient en vente.

Avec des prix qui peuvent doubler, voire tripler, aucun concert n’échappe à la spéculation du marché noir, avec les litiges que cela comporte.

Selon la législation française, seul le producteur est apte à vendre des billets, et s’il y a revente, le prix ne doit pas dépasser la valeur nominale du billet. Alias Productions a déjà porté plainte contre un site de revente ; des billets pour Muse, vendus à l’origine à 60 euros, étaient revendus entre 600 euros voire 2000 euros.

De plus, les sites de revente sur Internet ne sont pas forcément regardant sur les billets présents sur le site, entraînant des escroqueries ; certains billets en vente ne correspondent même pas à un concert, et les consommateurs achètent des billets non valides.

Si plusieurs actions en justice ont déjà été menées contre les principaux sites de revente de billets, le marché noir ne cesse pourtant de s’amplifier.