Vous êtes artiste, tourneur ou lieu culturel, vous organisez régulièrement des concerts ou spectacles et utilisez évidemment Facebook comment outil incontournable de votre communication autour de votre billetterie.

Vous soignez vos visuels, vos textes, vous passez beaucoup de temps (trop ?) à regarder qui a répondu à l’invitation, qui ne l’a pas encore fait, qui vient, quel est le ratio entre le nombre de personnes invitées et le nombre de personnes étant vraiment venues ce jour là (c’est souvent très décevant d’ailleurs).

Il y a une solution rapide et efficace. Nous la partageons depuis longtemps avec les personnes que nous formons en #nuformat et Le Blog du Modérateur en a récemment fait un article : il est possible d’inviter tous vos contacts d’un coup. ….Sauf que c’est une très mauvaise idée. Croyez-nous.

Systématiquement inviter tous vos contacts à tous vos événements Facebook est une mauvaise idée parce qu’elle est le symptôme de tout un tas de choses qui vont misérablement échouer par la suite (parlons franchement).

Tout d’abord, parce que si vous vous dites que ce ‘hack’ est la solution à vos problèmes c’est que vous êtes devenus quasi 100% dépendants de votre événement Facebook pour promouvoir votre spectacle et que vous êtes donc déjà en bien mauvaise posture (pardon).

Pour les utilisateurs du plus gros réseau social du monde à ce jour, la saturation dans un futur proche les guette, vu que tout le monde va se mettre à utiliser le raccourci pour inviter tous leurs contacts d’un coup. …Et qui a vraiment envie de gérer l’augmentation exponentielle d’invitations reçues par jour, généralement de la part de personnes avec qui nous ne sommes plus en contact direct et personnel depuis belle lurette?

Par ailleurs, l’autre nouvelle majeure concernant les événements Facebook ces derniers jours a été l’annonce de la possibilité de les promouvoir avec un budget publicitaire. Facebook a ainsi déjà acté que votre événement était quasi-invisible parmi les 400 millions d’autres crées chaque mois et qu’inviter tous vos contacts ne règlerait pas le problème. (Une idée au passage : qui dit même que Facebook ne désactivera pas un jour les notifications d’invitation aux événements ?)

Outre le fait que Facebook promeuve déjà ostensiblement seuls les contenus dont les administrateurs de page ont payé pour qu’ils apparaissent dans votre fil d’actualités (et que ce phénomène va empirer avec l’ajout des événements sponsorisés), quelles leçons peut-on tirer de tous ces changements et comment tirer votre épingle du jeu ?

Voici nos conseils :

1. Votre objectif numéro 1 est votre billetterie : récolter des promesses de fréquentation c’est bien, voir ses chiffres de vente s’envoler, c’est mieux.

2. Relativisez l’importance de Facebook : tout le monde n’est pas sur Facebook et toutes les personnes qui y sont encore ne se connectent peut-être pas forcément régulièrement et y sont déjà sur-sollicitées. (Cette remarque vaut aussi pour toute décision d’investissement publicitaire sur la plateforme…)

3. Le virtuel n’est pas le réel : les réponses des gens à vos invitations ne veulent pas dire grand chose, la déperdition du clic en ligne à la fréquentation en chair et en os est énorme.

4. Ne vous laissez pas enfermer par l’outil : c’est très tentant de pouvoir dépendre d’un service gratuit qui vous donne l’impression que vous avez promu votre événement de manière efficace en quelques clics mais on se prend rapidement à s’interdire de faire des choses parce que telle ou telle option technique n’est pas disponible.

5. L’outil ne doit pas primer sur la réflexion : avant de dessiner votre plan de communication en fonction des réseaux sociaux où vous êtes vous, réfléchissez à ceux où sont les personnes que vous pensez susceptibles de vouloir venir à votre événement.

6. Devenez fans de vos fans : il est bien naturel que vous soyez tellement absorbés par votre offre culturelle ou les concerts que vous allez donner parce que vous voulez êtres sûrs que l’expérience sera inoubliable, mais les personnes à qui vous vous adressez ne sont pas dans votre tête et ont elles-mêmes tout un tas d’autres préoccupations. Intéressez-vous justement à ce qui les meut, de quel temps libre elles disposent pour s’informer et se divertir, des supports précis qu’elles utilisent pour consulter l’offre culturelle, des lieux physiques ou des espaces réseaux en ligne où elles se retrouvent et se sentent bien, etc…

7. Gagner du temps n’est pas qu’une question de technologie : certes avec les bons outils, vous accélérerez toutes les actions de communication que vous mettez en place pour promouvoir vos événements mais ils ne vous serviront à rien si vous ne savez pas par où commencer. Et le point de départ est votre événement et votre public : quoi,  pourquoi, comment. Si vous avez longuement sondé et écouté votre public, vous saurez plus rapidement comment leur parler et surtout si votre événement et/ou projet aura une quelconque résonance chez eux.

Bref : votre outil le plus précieux, c’est bien votre cerveau !

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Crédit : DR